Sortir du rapport de force

Le plus souvent inconscient

Que ce soit dans nos relations familiales, de couples, amicales, professionnelles ou sociales, le rapport de force, archaïque et instinctif mais surtout inconscient, est souvent présent.

Lié à un héritage de notre structure instinctive, pour pouvoir interagir en groupe, et soutenu par notre société où la hiérarchie est bien présente, il est, pourtant, porteur possible de bien des jeux psychologiques malsains et destructeurs, s’il n’est pas employé pour son juste rôle.

Les jeux de pouvoir sont le plus souvent inconscients chez les partenaires. En prendre conscience permet d’agir et de repositionner la relation dans un équilibre plus serein et épanouissant, ainsi que de résoudre certains conflits.

Chacun des partenaires à une tendance liée à son histoire et ses blessures mais cette tendance peut tout à fait s’inverser dans certains domaines de la relation ou dans d’autres relations.

Les deux types dominant et dominé interagissent ensemble.

L’un ne peut exister sans l’autre et parfois coexistent en simultané.

Qui a le pouvoir?

Le phénomène est plus complexe qu’il n’y parait puisque, celui qui a le pouvoir, n’est pas toujours le dominant, comme nous pourrions le croire. De par l’attitude de chacun, le comportement induit celui de l’autre.

Pour plus de facilité, je vais dresser des portraits robots, mais je le rappelle, la réalité est bien plus subtile que cela. A noter également, l’intensité de chacun des profils et de chacune des caractéristiques peut également poser des demies teintes supplémentaires qui brouillent les cartes.

Les relations de pouvoir s’expriment dans la communication verbale et non verbale.

1) Portrait robot des partenaires :

Le (la ) dominant(e) ?

Ses traits principaux, dans le désordre : leadeur, organise, maîtrise, gère, contrôle, ferme, à de la difficulté à déléguer, aspire au pouvoir et à la puissance, planifie, pense toujours avoir raison, accorde difficilement sa confiance car rien n’est jamais bien fait, se montre souvent en colère, autoritaire, impose ses points de vue, fait du chantage, cherche des coupables plutôt que des solutions, écrase les autres par manque d’estime de lui (elle), imprévisible, exigeant(e), plein(e) de certitudes, peut être brut(e) et cassant(e), peut devenir violent(e), dépendant(e) de la soumission de son(sa ) partenaire pour se sentir approuvé(e) et reconnu(e), non fusionnel(le ) par peur de perdre le contrôle.

Devient à son tour, victime de la situation.

Le (la ) Dominé(e) ?

Ses traits principaux dans le désordre : « gentil(le) », montre de l’intérêt et de l’empathie pour les autres, ne s’écoute pas, ne se respecte pas par peur ou facilité, se dévalorise, se plaint, se décharge de ses responsabilités, se fait prendre en charge, tendance à culpabiliser et à se culpabiliser, hésite, est crédule, à beaucoup de craintes, à besoin de plaire, nie sa valeur, manque de confiance en soi, ne s’affirme pas, sentimental(e ), attend beaucoup de son(sa) partenaire qu’il(elle) idéalise, fusionnel(le), supporte mal la séparation, cherche la compassion, subit, se sent impuissant(e ),…

Détient bien plus de pouvoir qu’il (elle) n’en a conscience dans le rapport de force.

Le ( la) partenaire coopérante :

Ce partenaire a confiance en lui(elle), une bonne estime de lui(elle), une communication efficace et respectueuse, assertif(ve) et bienveillant(e). Son ressenti est joyeux, léger, il(elle) est ouvert(e) à la communication bienveillante et à l’épanouissement de l’amour en chacun et dans la relation. Attention, toutefois à la sur-coopération.

Chaque profil possède ses bons comme ses mauvais côtés et amène des possibilités différentes.

Il n’y a pas de bons ou de mauvais profil.

Le nom de chacun le connote d’un à priori, mais tout dépend de l’intention derrière le comportement. Le(la) soumis(e) peut tout aussi bien être empathique que manipulateur(trice) et le(la) dominant(e) un bon leader et chef de service qu’un(e) tyran autoritaire. Le(la) coopérant(e)peut tout aussi bien être assertif(ve) que non affirmé(e) .

L’intention derrière le profil donne la couleur de l’action.

2) Les différentes combinaisons possibles :

* a) Dominant(e) / Dominé(e)

* b) Dominant(e) / Soumis(e)

* c) Soumis(e)/ Soumis(e )

* d) Collaborateur(trice)/ Soumis(e)

* e) Collaborateur(trice) / Dominant(e)

* f) Collaborateur(trice)/ Collaborateur(trice)

Les combinaisons sont nombreuses et changeantes et peuvent s’enchaîner très vite au sein de la même conversation, en quelques secondes.

Toutes porteuses de conséquences sur le bien être de chacun(e).

Pour les combinaisons de a) à e) :

Elles se retrouvent dans la relation extérieure et en même temps, elle sont le révélateur d’un conflit intérieur, avec rapport de force et de pouvoir en simultané. Plusieurs parties en soi ne sont pas d’accord et l’une d’elle cherche, peut être, à prendre le dessus.

Repérez vous les domaines de votre vie où vous êtes plutôt dans tel ou tel profil? Dans quel contexte? Avec quel type de personnalité? Et à l’intérieur de vous ? Quelle sous personnalité est en conflit avec quelle(s) autre(s)?

Pour repérer les conflits intérieur, vous pouvez vous posez la question suivante : A quel endroit de ma vie, je réfléchit en terme de  » ou » et est ‘il possible d’utiliser le « et »?

Pour sortir de son schéma de fonctionnement principal, il peut être utile de vous faire soutenir. L’art thérapie permet de prendre conscience de ses schémas inconscients et de sortir des répétitions.

Pour la combinaison f):

Tout va bien, respirez! Profitez de ce moment.

 

3) Un équilibre / déséquilibré s’installe :

Ce n’est parce qu’il y a un équilibre apparent dans la relation

que la relation est équilibrée.

A bien considérer les choses, il semblerait que certains partenaires s’accommodent d’une relation à tendance déséquilibre et restent ainsi des années sans qu’il y ait de crises apparentes. Ce positionnement convenant consciemment ou inconsciemment à tout les protagonistes.

On peut tout, d’ailleurs, tout aussi bien être d’accord et en bien être avec un déséquilibre dans certains domaines où chacun va être tour à tour l’un ou l’autre en fonction de ses qualités et compétences. Il n’y a pas de mauvais positionnement à la base. Seulement des combinaisons qui font ou non souffrir?

4) Le déséquilibre / la crise :

Il semblerait, qu’un jour, vient le temps où un des deux partenaires changent de comportement, de positionnement, de besoins et là il peut y avoir crise. C’est l’occasion de mettre à jour une évolution possible.

Dans quel domaine de votre vie ou quelle relation êtes vous en crise ou en souffrance dans votre vie? Et à l’intérieur de vous même?

5) La relation de coopération :

Finalement, communiquer est un principe de base pour coopérer. Encore faut-il, au préalable, avoir vérifié qu’une coopération est possible. Sur certains sujets ou domaines, et avec certaines personnes, elles ne l’est pas, tout simplement. Dans certains cas coopérer, c’est accepter une combinaison avec un rapport de force positif et qui est gagnant pour tout le monde.

Listez les domaines et relations de votre vie où la coopération est possible, avec qui et comment?

Listez également les domaines et relations de votre vie où elle n’est pas possible en tout cas dans le moment présent? Quel est le conflit en présence dans ce cas là?

Listez à l’intérieur de vous, quelles sont les voix en conflits et est ‘il possible de les faire collaborer pour ne plus vous sentir écartelé(e)(s)?

Je me tiens à votre disposition, pour toute question sur la page contact de ce blog ou par téléphone au 06 66 59 78 62 . Je vous souhaite une excellente journée.

Stéphanie BUONONATO

Art thérapeute et coach sur rendez vous ou par téléphone : 

11, place de l’église 42600 MONTBRISON

06 66 59 78 62

1 Commentaire. En écrire un nouveau

  • Bonjour madame,
    Je m’appelle Camille, j’ai 21 ans et malheureusement je me suis rendu compte que j’étais dans un rapport de force constant avec certaines personnes notamment mon père, mon copain et parfois des amis. J’en suis pleinement consciente mais je n’arrive pas à m’en dépêtrer, je pense avoir besoin de conseil car je me sens libérée maintenant que je m’en rend compte mais pour autant je sais que si demain j’ai une discussion ou les avis diverges je serrais amener écraser les gens dans le but de donner mon avis, tout cela sans le vouloir… Mais pourtant je le fais et ce n’est pas ce que je souhaite. Pouvez-vous m’aider ?

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