Critique et culpabilité : comment retrouver la paix?

« Tu as vu comment il-elle se comporte? C’est une honte! C’est inadmissible! Ça m’énerve! Non mais franchement!… Et lui-elle, ils ne devraient pas… »

« Je n’aurais pas dû… Ce n’est pas correct de faire ça… Tu ne devrais pas… ! »

Tu les connais ces petites phrases?

Les petites phrases du registre de la critique et de la culpabilité.

Beaucoup de vos retours ces jours expriment ces deux notions tour à tour. Suivant les uns ou les autres, certains expriment de la colère face à ce qu’ils voient à l’extérieur, face à certains comportements ou décisions et d’autres de la culpabilité à l’intérieur. La culpabilité de ne pas aller travailler ou de ne pas savoir aider leurs enfants dans les devoirs ou de ne pas savoir quoi faire et comment bien faire…

Savez-vous que dans les deux cas, c’est le tribunal intérieur qui s’agite?

Le tribunal

Quand la critique se montre et s’exprime, c’est bien souvent qu’un besoin est non conscientisé et donc non satisfait. Pour vous aider vous pouvez imaginer que c’est l’avocat de l’accusation qui vient défendre les droits de la victime intérieure qui ne peut pas s’exprimer.

De la même façon quand la culpabilité vient s’exprimer, il est intéressant de se poser la question de qui vient-elle ? De qui s’agit-il à l’intérieur? Est-ce la victime? Est ce le juge, l’avocat de la défense ou celui de l’accusation? Qui prend la place du juge et de la bienveillance? Qui assure la fonction de la présumée innocence ?

Si je m’accuse d’être une mauvaise mère parce que je bute avec les devoirs des enfants, qui juge ? L’ancienne élève en difficultés scolaires? Mon ancien professeur ? La société? Mon éducation? Ce que je crois? Mais à partir de quel juge intérieur? Et de quel jugement de valeur ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais à l’intérieur de nous la victime se prend souvent pour le « bourreau » ou pour le juge, l’avocat aussi alors que l’avocat de la défense devient parfois celui de l’accusation. Pfiouuu ! C’est le bazar!

Il devient évident que si tout le monde prend la place de tout le monde, c’est vite la foire.

Alors on reprend depuis le début.

 Y a-t-il des témoins?

Les témoins sont les parties de vous qui peuvent observer la scène sans jugement, juste en observant les faits, sans interprétation.

Exemple : mon enfant me dit :  » Je ne comprends rien ».

A partir du fait, le tribunal intérieur va commencer.

« – Vous voyez bien que cette mère est incapable, Mr le juge, elle ne peut même pas assurer sur ce simple exercice de maths.

– Mr l’avocat, vous ne considérez pas, qu’elle vienne de finir sa journée, qu’elle soit épuisée et que se concentrer lui demande déjà un gros effort.

– Mais enfin Mr le juge, ne devrait t’elle pas…..

…. Blablablabla…. « 

Vous voyez ce que je veux dire?

 

Avec le stress du confinement et de l’actualité, les tribunaux intérieurs se multiplient et les messages intérieurs et extérieurs deviennent aussi agressifs.

Durant une crise, différentes étapes se succèdent. Après le choc et le déni, la tristesse, la colère, la culpabilité et la négociation font parties du processus.

Mais même si c’est naturel, nous avons toujours la possibilité de remettre un peu d’ordre dans notre tribunal intérieur.

Saisissons l’opportunité !

 

Qui juge en vous? Et la partie qui juge, à qui s’adresse-t-elle ?

Pour quelle accusation et pour quelle faute? S’il y a « faute », qui sont la ou les victimes à l’extérieur mais surtout en vous? Pouvez vous imaginer que l’accusé est peut être innocent? Quelle est votre preuve de sa culpabilité? Qu’est ce qui vous faut dire dans les faits qu’il y a culpabilité ou comportement critiquable? Connaissez-vous le point de vu entier de la défense? Pouvez-vous en priorité présumer l’innocence? Qui juge quoi ? Qui défend ou accuse qui ? Et à partir de quelle loi, de quel besoin?

Et vous que faites-vous pour sortir de la critique et de la culpabilité? Il en faut du courage dans ces cas là !

Avez-vous des trucs ou astuces?

Si vous avez besoin de voir plus clair dans votre tribunal intérieur, vous pouvez m’envoyer un message ou me contacter sur la page contact de ce site ou bien au 06 66 59 78 62.

Au plaisir de vous lire et surtout de vous revoir !

Stéphanie BUONONATO

Art thérapie et coaching au 11, place de l’église 42600 MONTBRISON

06 66 59 78 62

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse de messagerie valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Menu